105J - Chartrier familial Vanembras (à Saint-Vigor-de-Mieux)

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Cote/Cotes extrêmes

105J/1-105J/53

Date

1244-1887

Organisme responsable de l'accès intellectuel

Archives du Calvados

Biographie ou Histoire

La seigneurie de Mieux, attachée à la famille de Vanembras, s'étendait sur trois paroisses  : Saint-Vigor de Mieux, Saint-Martin du Bû et Fourneaux), entre plaine et bocage.

Sortis probablement du petit groupe des vavasseurs locaux (la vavassorie dite « de Vanembras », située à Saint-Martin du Bû, est toujours dans leur patrimoine en 1789), les Vanembras (appelés parfois Vallembras au XVIIe siècle) sont vers la fin du XIVe siècle passés à la bourgeoisie falaisienne et précocement au monde des offices.

Jehan de Vanembras, un temps avocat du roi, est assez fortuné pour acheter en 1459 le huitième de fief de Mieux, appartenant à Jehan de La Moricière. La charte dite des francs fiefs (1470) lui permet alors de faire partie du groupe normand apte à solliciter un anoblissement et bénéficier de ce privilège.

Sous l'Ancien Régime, l'histoire de ses descendants apparaît assez conventionnelle et les considère fortement repliés sur leurs bases. Peu de carrières véritables, tant à l'armée qu'aux offices, et des alliances locales de petite envergure.

Après avoir fait le choix de servir la monarchie en émigration, dans l'armée des Princes stationnée en Allemagne, le retour au pays s'effectue calmement, dans l'esprit réconciliateur de la loi d'amnistie.

Modalités d'entrées

Donné aux Archives départementales vers 1952 par la comtesse Le Gonidec de Penlan, grâce au concours de Camille de Mons, érudit et généalogiste falaisien reconnu.

Présentation du contenu

Le fonds permet de suivre la famille de Vanembras et sa propriété ancestrale, le domaine de Mieux. Le XIXe siècle manque de pièces pour suivre les Vanembras survivants, alors que le domaine du Tertre passe aux Le Gonidec par mariage (Marie Thérèse Aurélie de Vanembras née le 6 juillet 1815, fille de François et de Marie de Cheux, avec Louis, Ernest, Guy Le Gonidec de Penlan).

Pour ces derniers, seul un reliquat symbolique est conservé, oublié sans doute lors de la dissociation du fonds des archives personnelles de cette famille.

Dans le chartrier seigneurial figurent, c'est une rareté, deux chartes de la famille Dodemen pour le XIIIe siècle, et de nombreuses références à cette période, tirées des fonds de l'abbaye Saint-Jean de Falaise.

Les papiers d'alliance sont dans leur grande majorité en rapport avec des familles de la bourgeoisie d'Argentan, anoblies (de Tiremois, Le Marchand des Lignerits) ou non (Barbot de Belleure, Servain de La Chapelle).

Des pièces comptables Viel concernent la fonction d'échevin d'Argentan pour la période 1614-1617, avec un bon éclairage sur une phase de la reconstruction de l'église Saint-Germain, ainsi que sur le passage des troupes durant cette régence difficile pour le pouvoir royal.

Pour le reste, quelques dossiers, assez peu anciens, précisent néanmoins l'histoire des branches cadettes de lignages connus, comme les Cheux ou les Corday.

Les archives personnelles de Salivet de Fouchécourt, à la suite des papiers de Cheux, contiennent un petit ensemble de certificats concernant les membres de la garde royale à pied du département, en 1815.

Documents en relation

F/5075 : fief de Saint-Vigor de Mieux : aveux, main-levées, donation à la fabrique paroissiale (1459, copie-1689, 10 p. ; de Vanembras) ; vavassorie de Vanembras (1492, 2 p.).

Famille Le Sens

Cote/Cotes extrêmes

105J/27

Date

1675-1732

Présentation du contenu

Charles Le Sens, sieur de Courcy, époux de Catherine de Saint-Gilles.- Inventaire mobilier, succession et établissement du droit de douaire (1675, 1681).
 

Jacques Le Sens, sieur de Courcy, époux d'Anne Fortin.- Tutelle de leurs enfants ; délibérations et divers (1707-1715) ; comptes et contredits (1707-1714) ; pièces comptables à l'appui (1699-1715) ; déclaration immobilière et partage des meubles de la succession d'Etienne Fortin et de Louise de La Court (1707-1708).
 

Marie Le Sens, leur fille survivante.- Procédure des enfants d'Adrien de Saint-Gilles, sieur du Désert, à l'encontre de son père, leur ancien tuteur (1702-1717) ; procédure annexe avec Louise de Cordey, veuve d'Antoine de La Boderie, son tuteur (1714-1720) ; cassation de son contrat de mariage avec Jacques de Fribois, sieur du Torp (1716, 1719).

 

Autres : successions de Jean et de Charles Le Sens de Villodon, oncle et neveu (vers 1730) ; François Le Sens, sieur de Courcy, époux d'Anne, Françoise Alexandre : acte de mariage de leur fille Anne, Françoise Le Sens avec maître Jean-François Goguet de Branville (1732)