10R - Organismes temporaires du temps de la Première Guerre mondiale

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Cote/Cotes extrêmes

10R/1-10R/370

Description physique

Environ 34,5 ml

Biographie ou Histoire

La sous-série 10R concerne exclusivement les documents qui ont été produits par les services créés de façon temporaire pendant la guerre (et donc ne fonctionnant pas en temps de paix).

Effectivement, la large mobilisation (humaine et économique) qu'a imposée la Première Guerre mondiale fut le foyer de problèmes sans précédents tels que de nombreuses pénuries ou encore des déplacements massifs de populations. Pour y faire face, des organismes temporaires de temps de guerre ont été spécialement mis en place afin de venir en aide aux populations civiles et militaires.

 

Histoire de la conservation

La sous-série 10R est entièrement classée depuis 2019.

Le traitement et le classement de la sous-série ont été effectués entre 2017 et 2019.

Consulter la liste (par grandes thématiques) des anciennes cotes concernées par le classement de cette sous-série. 

Présentation du contenu

Sont classés dans cette sous-série les documents qui ont été produits par les services créés de façon temporaire pendant la guerre, comme le service des réfugiés, l'office départemental des céréales, l'office départemental des charbons, entre autres. Les archives des services qui fonctionnent en temps de paix et qui continuent leurs activités durant le conflit seront classées dans les autres sous-séries relatives à leur thématique.

Plusieurs fonds, plus ou moins volumineux et répondant chacun à une thématique distincte, se dessinent. Les plus importants (en volumétrie) sont :

Tout d'abord les archives relatives au ravitaillement de la population civile (service du ravitaillement civil de la préfecture). Y seront conservés les documents relatifs au ravitaillement et à l'approvisionnement de la population en denrées (viande, charcuterie, produits laitiers, sucre, pommes de terre Etc.), en combustibles et en énergies. On y trouvera, plus particulièrement et de façon plus volumineuse, les archives de l'office départemental des charbons ou encore de l'office départemental des céréales.
Ensuite, les archives concernant les réfugiés avec des documents relatifs à l'accueil, au recensement, au contrôle et à l'assistance des populations déplacées (provenant d'autres départements comme celui du Nord ou ceux de Paris) et des réfugiés étrangers (en particulier les réfugiés belges).
Enfin, le fonds des œuvres de guerre. Les œuvres de guerre sont des associations/des œuvres à visée caritative dont le but est de venir en aide, de soutenir (moralement, physiquement, financièrement) les soldats (au front, blessés, prisonniers), les réfugiés et populations déplacés, les veuves et orphelins de la guerre ou encore les anciens combattants.
A ces trois grands ensembles viennent se greffer de petits fonds : les archives du comité d'action agricole, des sous-comités d'action économique, des emprunts nationaux, des gardes civils et des dommages de guerre.

 

 

Autre instrument de recherche

Pour compléter les recherches sur la période de la Première Guerre mondiale, d'autres fonds peuvent être consultés.

En série R :

En série Z : archives des sous-préfectures.

Dans les fonds communaux (série EDT) : Les fonds communaux permettent d'étudier la Grande Guerre à l'échelle de la commune. On peut trouver dans ces fonds, classés par commune, une partie spécifiquement dédiée au conflit (ravitaillement, gardes civils, réquisitions, militaires décédés Etc.).

Dans les fonds d'archives privées (série J) : La sous-série 5J est particulièrement intéressante. Elle se compose exclusivement de documents relatifs à la Grande Guerre donnés par des particuliers aux Archives du Calvados à l'occasion de l'opération de la Grande Collecte.

Dans les fonds iconographiques (série FI), par exemple :

  • Sous-série 20Fi : collection Hunger, affiches de la 1ère guerre mondiale
  • Sous-série 25Fi : collection d'affiches (dont affiches de la 1GM)
  • Sous-série 66Fi : Première guerre mondiale (cartes postales, photographies et articles de presse)

Dans les archives audio-visuelles (série AV) : sont conservés quelques témoignages de soldats de la Grande Guerre.

 


 

Origine

Archives provenant du service des réfugiés de la préfecture (deuxième division - deuxième bureau) :
- versement du 28 février 1920
- versement du 28 avril 1921
- versement du 21 octobre 1926

Biographie ou Histoire

En France, le conflit va frapper environ dix millions de personnes, les non-combattants, obligés de fuir leur lieu d'habitation de façon provisoire ou définitive.
On distingue plusieurs types de réfugiés :

  • Ceux qui vont fuir les frontières ou les zones proches du front dans le but d'éviter les répercussions des combats ou les exactions de l'ennemis (c'est, par exemple, le cas des habitants du Nord et de l'Est de la France).
  • Les ressortissants des puissances ennemis se trouvant sur le sol français lors du déclenchement du conflit (voir la sous-série 9R).
  • Les exilés qui vont partir à l'étranger pour fuir l'occupant (c'est le cas des belges partant s'exiler en France).
  • Les déplacés définitifs tributaires des modifications frontalières d'après-guerre liées aux conditions d'armistices et traités de paix.

L'administration française va devoir gérer ses personnes déplacées et leur venir en aide. Ainsi, pouvoirs publics et organisations charitables vont contribuer à leur prise en charge et à l'organisation de secours.
Les réfugiés sont d'abord pris en charge par l'Etat qui va mettre met en place un cadre réglementaire et législatif en leur faveur. D'après une circulaire du ministre de l'Intérieur du 1er décembre 1914 « le principe essentiel de l'assistance aux réfugiés sans ressources est que l'Etat français doit pourvoir, avec le concours patriotique des populations, à leur logement, à leur subsistance et à leur entretien ». De ce fait, une allocation versée aux réfugiés est créée. Parallèlement, une administration des réfugiés, sous l'autorité du ministre de l'Intérieur, est mise en place. Dans chaque département est institué un service des réfugiés.
Des associations philanthropiques vont également leur venir.
Les réfugiés vont parallèlement s'organiser entre eux. Des comités (nationaux et locaux) sont mis en place afin de distribuer des secours en nature et en argent. Leur utilité est multiple : bureau de placement, lieu de solidarité entre réfugiés&
Le Calvados fait partie des départements ayant accueilli le plus de réfugiés (le 6ème en France). Ces derniers arriveront dès le mois d'août 1914 majoritairement en provenance des départements du Nord et de l'Est de la France ainsi que de la Belgique. Ainsi, durant la durée du conflit, seront accueillis près de 26 000 Français et 13 000 Belges dans le département.

Histoire de la conservation

Anciennes cotes concernées par le classement :

R/1349-R/1350 ; R/1810-R1827 ; R/1828 ; R/1831-R/1832 ; R/1860-R/1861 ; R/1965-R/1966 ; R/1980 ; R/1982 ; R/1983 ; R/1984 ; R/1985 ; R/2042 ; R/2047 ;R/2048 ; R/2049 ; R/2050 ; R/2079 ; R/2531 ; R/2532 ; R/2533 ; R/2672 ; R/2673 ; R/2674 ; R/2675.  

Présentation du contenu

Documents relatifs aux déplacements des populations provenant d'autres départements (comme celui du Nord ou ceux de Paris) et à l'acceuil des réfugiés étrangers (en particulier les réfugiés belges). Les archives permettent de comprendre comment les réfugiés ont été géré avec la mise en place de structures administratives et immobilières (centres d'acceuil). 

Mots clés matières

Présentation du contenu

Listes nominatives et états numériques à échelle du département et nationale.

Date

1916-1918

Ablon à Grangues

Cote/Cotes extrêmes

10R/296