139J - Chartrier Léonard de Rampan

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Cote/Cotes extrêmes

139J/1-139J/72

Date

1241-1869

Organisme responsable de l'accès intellectuel

Archives du Calvados

Description physique

7,5 ml

Biographie ou Histoire

Ayant bénéficié d'un anoblissement en 1582, la famille Léonard se divise en plusieurs branches. Celle du Désert, après avoir pris des alliances dans les bailliages de Falaise (Sarcilly, des Buats) et de Cotentin (Marcadey, Simon), se rapproche de ses origines en s'installant à Bayeux dans la seconde moitié du XVIIIe siècle grâce au mariage Folliot, et se renomme à cette occasion Léonard de Rampan. Ses membres choisissent la carrière militaire et en occupent des fonctions pendant trois générations.

Histoire de la conservation

Le volume général du fonds B. d'Ymouville (classé en 38F), mis en vente à la suite de son décès, était particulièrement important, comprenant, en vrac, les notes d'érudits du défunt, celles du chanoine Simon, archiviste diocésain, et de nombreux dossiers de pièces originales, dont certaines provenant des archives du commandeur H. Lecourt.

Deux fonds constitués ont été identifiés : les chartriers Léonard de Rampan (139J) et Chefdhostel (140J), qui font désormais l'objet d'instruments de recherche séparés.

Modalités d'entrées

Achat sur la succession de Bernard Le Conte d'Ymouville, en salle des ventes de Bayeux (1994).

Présentation du contenu

Les archives personnelles de Victor, François de Léonard de Rampan, capitaine d'infanterie, permettent d'aborder les préoccupations et les choix d'un aristocrate des Lumières vivant les transformations de 1789 en conservateur de la monarchie. Ce militaire, franc-maçon, défenseur des droits communaux contre l'Etat, auteur possible du cahier de doléances d'Ecrammeville, émigré, meurt au Brésil en 1807.

Les archives des familles alliées permettent de rencontrer deux fonds importants par leur qualité, à savoir les Mercadey (Saint-Pierre-Eglise, Manche, anoblis en 1576), et les Folliot (bourgeois de Bayeux, XVII-XVIIIe siècles).

Un des dossiers importants en quantité est celui de la dévolution de la seigneurie d'Ecrammeville. Faisant l'objet d'un règlement difficile dès la première moitié du XVIIe siècle, ce bien est convoité par une foule d'héritiers et de créanciers, au point de porter sur le plan judiciaire des procédures longues et multiples, et ce au-delà du milieu du XVIIIe. Les Léonard n'en deviennent paisibles propriétaires que vers cette époque. La réputation de plaideurs faite aux Normands ne semble pas usurpée !

Redistribuées au XVIIIe siècle, ces procédures sont devenues très mélangées, et parfois redondantes jusqu'à l'incohérence. Il convient, le cas échéant, de les consulter dans leur intégralité.

La situation particulière d'Ecrammeville sur le plan des terres d'embouche et des prés à faucher permet de rassembler une belle documentation sur la gestion des biens communaux de cette partie du Bessin, et de mesurer l'ampleur des conflits opposant la communauté, le seigneur et l'administration des domaines dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.

 

 

 

Autre instrument de recherche

F/7762 et F/7788 : famille Léonard  (collection J. Chappée).

Successions Hennot et Semilly

Cote/Cotes extrêmes

139j/28

Date

1505-1674

Présentation du contenu

Procédures à l'encontre de Thomas Campain, sieur des Moulins, sur la succession de Marie de Hennot, veuve de Pierre Busnel, sieur des Moulins (1659-1660). David Crespel, sieur de la Mare, sur la succession de Semilly (1632-1659). Christophe Herbeline, sieur du Douberot (1607-1659). Minet du Breuil, sur la succession Campain (1627-1674). Picquot de Russy (1505-1659). Senot, sur un passif successoral de Semilly (1620-1652).

Liasse variée.- Remplacement de Thomas Galopin au service du roi (1639). Successions de maître Jehan de Semilly et d'Anne de La Pallu. Fiefferme de Rubercy. Contrat de mariage de Jehan Heuzey et de Lucasse Anfrie (1598).