Notre-Dame d'Aunay

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Cote/Cotes extrêmes

H/660-H/1263

Organisme responsable de l'accès intellectuel

Archives du Calvados

Présentation du contenu

L'abbaye d'Aunay-sur-Odon, dédiée à la vierge, est fondée vers 1131 par Jourdain de Say, seigneur normand. Elle est ensuite rattachée à l'ordre de Cïteaux. Les premières chartes de fondation seigneuriales n'existent plus. On a conservé en revanche l'acte de confirmation générale d'Henri II (H/669/1), confirmé par l'évêque de Bayeux Robert des Ablèges (H/669/2).

L'acte de confirmation de Richard Coeur-de-Lion est la célèbre "charte aux lacs d'amour" (H/668/1). Enfin, c'est dans ce fonds que sont conservés sans doute les plus beaux sceaux des Archives du Calvados, appartenant à Guillaume du Hommet (H/912/1-H/912/3).

Autre instrument de recherche

 Catalogue des sceaux conservés aux Archives du Calvados : Une description des sceaux assez fine même si elle n'est pas exhaustive a été faite pour ce fonds.

Un inventaire précis des chartes cotées H/660 à H/911 se trouve conservé sous la cote H/660/2

Documents en relation

1J/382.

Cote/Cotes extrêmes

H/668/1-H/668/2

Date

1100-1347

Description physique

4 pièces parchemin

Charte dite "aux lacs d'amour" portant un don de Richard Coeur-de-Lion à Richard du Hommet et sa femme à Poupeville (actuelle Sainte-Marie-du-Mont) et Varreville.

Cote/Cotes extrêmes

H/668/1

Présentation du contenu

Richard-Coeur-de Lion fait un don à Richard du Hommet et sa femme à Poupeville (Sainte-Marie-du-Mont aujourd'hui) et Saint-Martin-de-Varreville. Il s'agit d'une restitution pour la dot de Gille de la Haie, après son mariage avec Richard du Hommet.

Cet acte banal dans son contenu est célèbre, et porte ce nom, du fait de l'utilisation pour les lacs de lacets en soie brodés de lettres blanches composant un poème. Pour mieux le lire, le sceau a été brisé au XIXe siècle, et l'interprétation de l'usage de ces lacs brodés a fait couler beaucoup d'encre, sans doute sur des thèses plus ou moins fantaisistes, liées aussi à la personnalité de Richard Coeur-de-Lion. L. Delisle lit au XIXe siècle sur les laces l'inscription, devenue aujourd'hui illisible : "Jo sui druerie. Ne me dunez mie ; ki nostre amur deseivre la mort pu", ce qu'il traduit par : "Je suis gage d'amour. Ne me donnez pas. Que celui qui sépare notre amour puisse recevoir la mort". Il imagine que cette devise est liée au contexte conjugal de la charte, donné à la la suite du mariage de Richard du Hommet.

Voir à ce sujet L. Deslisle, "Notice sur les attaches d'un sceau de Richard Coeur-de-Lion", dans Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 1853, t. 14, p. 56-62.

Claude Fagnen, "Les chartes normandes de Richard Coeur-de-Lion", dans Richard Coeur-de-Lion, roi d'Angleterre, duc de Normandie, actes du colloque tenu aux Archives du Calvados, 1999, p. 75-87.