924W-925W - Dommages de guerre industriels et commerciaux (RIC) du plan national

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Histoire de la conservation

Les fonds 923W, 924W et 925W relatifs aux dossiers de dommages de guerre industriels et commerciaux sont issus du classement, de la recotation et du conditionnement en 2013 de divers versements (1538W, 1544W, 1551W et 1557W). Lors de cette opération ont été distingué les dossiers RIC (923W) et les dossiers RIC du plan national (924W et 925W).

Présentation du contenu

Les dossiers du plan national concernent des entreprises dont la sauvegarde était considérée comme vitale pour le maintien des activités du pays ou du département. Elles ont fait l'objet d'un traitement direct par l'administration centrale dans le but de permettre le plus rapidement possible la reprise des activités. On y trouve ainsi les grandes entreprises minières, sidérurgiques, de transport ou d'hydrocarbures, ainsi que les entreprises textiles ou alimentaires.

Dans le Calvados, beaucoup de grands hôtels ont également bénéficié de cette procédure.

Mode de classement

Le présent instrument de recherche méthodique est issu de la rétroconversion du fichier de récolement établi lors de la prestation de reclassement. Il mentionne la référence des dossiers, et le cas échéant leur numéo initial, ainsi que le nom de l'entreprise concernée.

Les dossiers ont été classés par entreprise selon le type d'activité (défini au moment de l'indemnisation) et selon la ville de leur siège social.

Présentation du contenu

Fondée en 1860 par un ancien maire de Lisieux, la filature d'Orival change plusieurs fois de propriétaires avant d'être acquise en 1905 par els frères Jean et Chrétien Mommers. A la fin des années 1920, elle emploie près de 500 personnes et produit du feutre, des draps et étoffes unies pour vêtements et du lin.

L'usine de la rue d'Orival est reliée à la gare de Lisieux par un embranchement ferroviaire et sera touchée par les dommages de la ligne Paris-Cherbourg. Elle cesse son activité en 1954.

L'usine de la rue Rose-Harel est louée pendant près de trente ans par les frères Mommers avant d'être définitivement par eux acquise en 1910. Les ateliers de tissage mécaniques qui y sont installés depuis 1864 produisent des tissus fantaisie et unis. Ils fournissent l'armée en drap bleu horizon pendant la Première guerre mondiale. Les bâtiements sont entièrement reconstruits au cours des années 1920. L'usine ferme ses portes définitivement en 1964.

Mots clés lieux

Dossier 376 RIC, traité par le service central

Cote/Cotes extrêmes

924W/193-195

Autres Cotes

1557W/232-234 (Ancienne cote)

Présentation du contenu

L'article 924W/194 contient des vues photographies des bâtiments après destruction du viaduc de la ligne SNCF Paris-Cherbourg, le 16 juin 1940, de l'usine d'Orival après les bombardements de juin à août 1944 et fin 1944.