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Maurice Fouque

Saint-André-de-Fontenay, 1889 -  Harteim (Autriche) 1944

Carte délivrée par l'Office national du Combattant légitimant la qualité d'ancien combattant de Maurice Fouque

Carte du combattant de Maurice Fouque, 1935, AD14 3R/325

Acte de naissance de Maurice Fouque comportant sa date de décès dans la marge
Acte de naissance de Maurice Fouque, 1889, AD 14 4E/9731

Maurice Fouque est né à Saint-André-de-Fontenay (Saint-André-sur-Orne), le 12 juillet 1889.  Maurice Fouque est l’un des fondateurs de la Jeunesse Laïque caennaise en 1906. Fonctionnaire de l'administration des PTT, il est mobilisé lors de la Première Guerre mondiale dans le génie puis le corps télégraphique. Domicilié 38 rue des Carmélites à Caen après la guerre, il devient réserviste en 1923.

Maurice Fouque est une personnalité politique importante du Calvados pendant l'Entre-deux-guerres.

Engagé politiquement dès ses 17 ans au sein de la SFIO, il en est le secrétaire fédéral pour le Calvados en 1930. Le 24 février 1931, l'ASPTT de Caen, association omnisports, est constituée. Maurice Fouque fonde alors la section basket. Il devient Conseiller général SFIO en 1937 puis conseiller municipal à Caen à partir d'avril 1941. Cependant, il est démis de ses mandats le 26 novembre 1941 par décret ministériel pour son appartenance prétendue à la franc-maçonnerie. En 1941 ou 1942, il rencontre Henri Ribière, alors conseiller à la préfecture du Calvados et responsable du mouvement Libération-Nord. C'est ainsi qu'il s'engage dans la résistance et devient chef de Libération-Nord pour le Calvados. Ce mouvement est formé dans l'ensemble d'anciens membres de la SFIO et se concentre sur la lutte politique plutôt que sur la lutte armée. Au titre de Libération-Nord, il fait partie du Comité départemental de Libération constitué clandestinement à l'automne 1943.

Il est dénoncé par le garagiste Hervé et arrêté par la Gestapo le 8 décembre 1943 puis déporté à Mauthausen (Autriche). Il est exécuté le 11 septembre 1944 au centre de mise à mort d’Harteim (Autriche). Son corps est transféré à Caen le 28 février 1947. Il reçoit la mention « Mort pour la France » le 10 mars 1952 et la médaille de la Résistance française en 1955. Une place, un gymnase et un stade de Caen portent son nom.

Bibliographie

  • Quellien, Jean, notice "Maurice Fouque", in Association Résistance et Mémoire, La Résistance dans le Calvados, cédérom éd. AERI, 2004
  • Biographie sur le site du Maitron en ligne 
  • Aglan Alya, La Résistance sacrifiée : le mouvement Libération-Nord, éd. Flammarion, 1999

Sources d'archives

Archives du Calvados

  • Carte du combattant de Maurice Fouque, 1935,   3R/325
  • Acte de naissance de Maurice Fouque, 1889,  4E/9731
  • Fiche matricule militaire de Maurice Fouque,  1R/342
  • Rapport du commissaire central de Caen, 28 décembre 1943, 19W/4
  • Acte de decès de Maurice Fouque, 1947, 4E/11390

 

Service historique de la Défense

  • DAVCC/Caen : dossier individuel de déporté et interné résistant,  AC 21 P 451 275 
  • Vincennes : dossier individuel de résistant,  GR 16 P 230312

Archives nationales

  •  Archives du Comité d'histoire de la Deuxième guerre mondiale, dossier sur le Mouvement Libération-Nord : témoignage d'Henri Ribière (Libération-Nord) mentionnant Maurice Fouque, 1945, 72AJ/59 (dossier 5)

Pour aller plus loin

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